Archive for janvier 2013

Vue sur la Seine

30 janvier 2013

La vue que j’avais sur la Seine depuis mon bureau à Jussieu, lors des années de ma thèse. J’en râle encore aujourd’hui. La vue que j’ai maintenant…. quelle vue?

J’avais fait ce dessin au stylo pendant l’absence de mon boss (Dominique). En revenant, il me surprend en train de dessiner et me dit :

« Encore un talent caché, Amina? »

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Hommage à mon père*

29 janvier 2013

29 ans déjà
29 ans qu’il nous a quittés
29 ans sans lui
29 ans que je vis la moitié d’une vie
car l’autre est partie avec lui
Je n’écris pas ces lignes pour lui
Mais pour qu’il ne sombre pas dans l’oubli
Ceux qui croient que la vie est éternelle
Sachez donc qu’elle est trop vite finie
J’assimile à quelques jours le temps que j’ai passé avec lui
Quelques jours équivalant à l’infini
une tendresse, un amour, une complicité inouïs
Mais Dieu était bien content de nous l’avoir repris
Mon papa chéri
Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai
le restant de ma vie

(*)Chaque année, le 3 Janvier exactement j’écris un hommage à mon père, décédé ce jour là de l’année 1984.  Voici l’hommage de 2013.

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Dorénavant…

28 janvier 2013

J’ai décidé de faire deux recueils : un recueil d’histoires dont le point commun est de s’être passées dans un métro; et un deuxième recueil de récits de rêves et cauchemars. Ceci à côté des autres billets que je rédigerai, et qui concerneront d’autres domaines.

D’autre part j’ai décidé d’écrire tous les jours, même si je n’ai rien à raconter. D’après Jane Austen, l’un de mes auteurs de prédilection, il faut écrire tous les jours, et il ne faut pas s’éloigner de son environnement, son vécu. Ecrire, même des lettres, ou des notes, relater des faits.

J’ajouterai qu’il faut décrire ce que l’on voit, ce que l’on sait, ce que l’on sent. Peut être qu’à ce moment là je saurai ce qu’il faut écrire et comment l’écrire.

Mon rêve serait d’écrire une petite histoire accomplie, qui intéresse le lecteur. Une nouvelle à défaut d’un roman.

Alors passez par ici chaque jour, et lisez-moi.

Rêve….destination finale 6

28 janvier 2013

Je sors d’un hôtel ou d’un hôpital (je n’en sais pas plus), mon mari vient me chercher dans ma Golf, garée pas trop loin, en m’approchant de la portière côté passager je me rends compte que ma voiture a été heurtée, et les dégâts se voient sur tout le côté droit. Je ne me fâche pas beaucoup, ça me fait juste un peu mal au coeur et je dis : « Zouhair (le prénom de mon mari), comme d’hab tu m’as bousillée ma voiture?! »

Ensuite je monte et il y a trois passagers -que je ne connais pas- qui montent avec nous à l’arrière. On démarre et Zouhair roule très vite à mon goût, en traversant une route, il ne vérifie pas la circulation, trop tard, on est engagés et je vois un navire immense remorquée par un véhicule invisible, qui arrive vers nous à toute vitesse. On arrive à passer de justesse, mais … CHLAAAAAAAAAAAAAAAAAAAKH, il nous heurte par derrière, je sens le vent s’engouffrer violemment dans la voiture, tout le monde crie, je sens l’arrière de ma tête et mon oreille gauche exploser, je n’ose pas me retourner, car j’ai trop peur de voir ce qui s’est passé avec les trois passagers. J’entends des gémissements à l’arrière, je leur demande s’ils vont bien, l’un d’eux répond par monosyllabes, trop choqué ou peut être blessé.

Plus tard, on est sur une voie assez large et on roule encore, on se dirige vers un hôpital je pense. Tout à coup, Zouhair s’arrête et descend de voiture pour vérifier un truc, je lui dis bien que c’est pas le moment. Et voilà! La voiture qui se met à reculer toute seule, de plus en plus vite, je panique, Zouhair se met à courir, très vite, (comme Gump* 😉 ) mais ne nous rattrape pas, je ne veux pas aller vers le siège conducteur, j’ai toujours très mal à la tête et j’ai peur de bouger. J’attrape le frein à main et essaie de lever doucement, la voiture fait un embardée vers la gauche par l’arrière, on se retrouve en train de traverser l’autre voie avec les voitures qui viennent à toute vitesse vers nous. Quatre rangées de voitures, on dirait même quelques voitures de rallyes parmi elles, des BMW tunées, un peu penchées comme dans une vraie course. Là je n’hésite plus et en fermant les yeux décide de changer de place et de freiner. Je ne sais pas comment mais aucune voiture ne nous touche, et on arrive à s’arrêter, Zouhair arrive à bout de souffle.

Et….. je me réveille, j’ai la tête et l’oreille gauche en compote, je venais de me rendormir après le départ de mon fils aîné à l’école, je n’ai pas pris la peine de remettre l’oreiller en place, il était trop dur et trop haut.

Oui, mais c’était pas la peine de me faire le remake de « Destination finale » pour ça!!!!!

* Gump : Forrest Gump.

27 janvier 2013

J’adore cet exercice.

INTERLUDE

Vous avez le choix du geste

mais à vous de dire pourquoi

il est, entre tous, le plus beau…

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Le type du métro…

27 janvier 2013

Certains livres sont des révélateur de bas fonds!

Parfois la lecture nous fait nous rendre compte de certains aspects pas très élogieux de nous-mêmes. On n’y pense pas du tout, ou alors pas souvent, mais quand on y est confronté, on est étonné par soi même.

Parfois un livre nous explique mieux des réalités sur nous-mêmes que n’aurait pu le faire la vie ou un psychologue.

Et Attentat, comme aucun autre livre, m’a fait réagir, sur moi-même et sur les autres. J’ai lu le livre d’une seule traite. J’ai apprécié et détesté à la fois. Une lecture qui est à la fois passionnante et dégoûtante.

Epiphane, le héros, Otos de son nom, est le type le plus horrible qui puisse exister, hideux, face en forme d’oreille, pas humain, dégoûtant, est amoureux d’Ethel, une déesse, une beauté parfaite, bref tout ce qu’il ne lui faut pas.

Et il décide de devenir l’égérie des défilés de mode, et il y arrive aidé par Ethel. Ce drapeau de la laideur devient le faire-valoir des mannequins lors des défilés.

Epiphane, vit mal l’entichement d’Ethel pour Xavier un artiste peintre, mais assez con parait-il?

Mais ce n’est pas pour l’histoire que j’écris ceci. C’est à cause de ce que j’ai découvert sur moi-même. Avec ce livre, Amélie Nothomb a réussi à faire jaillir en moi le bon et le mauvais. Elle va chercher tout au fond du lecteur ses plus bas instincts. Ce livre est un mélange de sadisme et de masochisme. Ces deux derniers se trouvent d’ailleurs chez tous les personnages et surtout chez Epiphane et Ethel.

Epiphane « rit » quand il se regarde dans un miroir. Il rit par plaisir et aussi par dégoût.

Epiphane n’hésite pas à dévoiler ses omoplates couvertes d’acné aggravée à un top model qui ne veut que coucher avec lui. Paradoxe.

Ethel fait du mal à Epiphane : comme si elle ne savait pas qu’il est parfaitement amoureux d’elle, elle n’arrête pas de lui parler de Xavier. Mais aussi, elle se fait du mal à elle même, en tombant amoureuse de Xavier, parfait ignare dans le domaine de l’amour et des femmes.

Tous ces exemples montrent que les personnages se font du mal et aiment faire du mal! Comme chacun de nous, de façon apparente ou très latente.

En lisant ce livre je n’avais qu’une envie, voir l’acné d’Epiphane et dégoûtée, la lui racler avec un instrument plat. Beuhhh, un truc à vomir quoi, mais je n’ai pas résisté à ce livre, c’est le cas de le dire.

Et, tout au fond de moi, durant la lecture, je n’ai cessé de me rappeler une histoire qui m’est arrivée il y’a de cela une dizaine d’années à peu près. J’ai rencontré dans le métro, un type, je ne voudrais pas dire hideux, mais je ne trouve pas d’autre mot. Quand la rencontre s’est faite, quand je me suis vue dans ses yeux le choc a été brutal, fulgurant, à tel point que je me suis arrêtée de marcher une seconde, puis baissant les yeux je me suis reprise et j’ai marché tout en modifiant mon itinéraire pour ne pas le rencontrer une deuxième fois. Je me suis maîtrisée par rapport à d’autres.

Une fillette accompagnée de sa maman, s’est mise à hurler, et sa mère n’arrêtait pas de s’exclamer, comme si c’était sa faute à lui, d’avoir cet aspect.

Les gens qui descendaient du métro, ont tous (sans exception, les plus sages, comme les plus farfelus) eu des réactions bizarres, certains ont fait demi-tour, d’autres l’ont dévisagé, d’autres, ont baissé la tête de façon anodine.

Mais tous, après le choc, ont cherché à le revoir, secrètement, ou de façon dévoilée. J’ai eu de la peine pour lui c’est sûr, mais je n’ai pas pu m’empêcher de faire comme eux. Tenter de le revoir, même de dos, ça se voyait qu’il avait un visage déformé. Je me suis cramponnée au bras de mon copain, avant de le revoir, mais le choc était moindre que la première fois. On s’attend à ce que l’on va voir. Le pire c’est que cet homme était accompagné par son ami, qui essayait tant bien que mal d’agir comme si de rien n’était, alors qu’il savait pertinemment que tous les yeux étaient braqués sur eux.

Tout cela pour dire, qu’Amélie a tout a fait compris l’essence de chacun de nous, le mélange de bien et de mal. Le sadisme et le masochisme présents en chacun de nous, grands ou petits, et le degré de discipline auquel certains sont arrivés.

Un jour le diable est venu me voir…

24 janvier 2013

Post effacé.

Révolution Tunisie…Il y a de cela deux ans…

22 janvier 2013
Il y a de cela 2 ans on vivait une période noire : tirs la nuit, hélicoptères tournant sans cesse, voitures et ambulances folles, commerces fermés, quartiers verrouillés, militaires partout, médias paranoïaques, denrées rares.
Mais c’était une période gaie : un espoir venait de naître, le dictateur s’était enfui, et avec lui, tous ses voyous. On se retrouvait tous autour de Facebook ou Twitter comme autour d’un bon feu et on attendait que les hommes reviennent de leurs patrouilles de nuit. On faisait le pain chez soi et les enfants étaient en vacances. On s’était quelque peu retrouvés.
Les gens avaient confiance dans un avenir qui ne pouvait pas être pire. Mais on avait tort. Une partie des voyous est restée, d’autres sont venus de l’étranger et ensemble ils ont décidé de reprendre le flambeau du précédent président. Et ils sont même pressés de faire pire que lui en moins de temps.

Taj

19 janvier 2013

Pastel de mon deuxième fils, ici à quatre mois.

Taj

Aladin de profil

19 janvier 2013

J’ai fait un certain nombre de dessins, pastels, aquarelles de mon fils aîné Aladin. Certains sont bons, d’autres moins bons. Celui-ci me plaît particulièrement, car même si on ne voit pas le visage, la ressemblance est parfaite.

lolo