Archive for mars 2013

Une histoire dans un livre, une histoire vécue

21 mars 2013

Un cri dans la nuit

 

Quand j’ai acheté ce nème Mary Higgins Clarck, j’étais dans le Relais de l’aéroport Orly Ouest, et j’attendais le moment de partir en voyages de noces avec mon « tout nouveau » mari. J’avais laissé ce dernier au café, et je suis partie choisir un livre pour l’avion (un vol de presque 10 heures, avec la certitude que mon mari allait dormir presque tout le temps!!!).

En lisant les résumés des livres, pour m’aider dans mon choix, je fus réellement frappée par celui de « Un cri dans la nuit ». Ce type qui était décrit, mais… c’est exactement le mec que je viens malheureusement d’épouser. Désenchantée à peine tout de suite après la signature du contrat de mariage, terrifiée même, j’ai découvert que le type auquel j’ai lié mon destin, n’était absolument pas celui qu’il prétendait être. Vous allez croire que j’en rajoute, mais c’est vraiment vrai.

Au début la ressemblance était seulement globale, abstraite, mais au fur et à mesure que j’avançais dans le livre, les détails sur Erich me frappaient par leur réalisme, et leur véracité dans mon cas.

Comme Jenny j’avais épousé ce type trop vite, trop vite j’ai fait confiance au type qu’il ne fallait pas, et comme elle j’avais besoin d’affection, sortant d’une histoire d’amour qui s’est mal terminée.

Comme Jenny je fus isolée à la fois de la famille et des amis.

Comme Jenny quand elle se rend compte qu’elle n’aurait plus le temps ni le droit de boire un thé tranquillement dans son lit, j’en fus saisie : moi non plus je ne pourrais plus de toute ma vie me préparer un café au lait, que je boirais accompagné d’un biscuit en lisant dans mon lit; cela comportait trois interdits à la fois, manger au lit, laisser des miettes et lire (la lecture selon lui pourrit l’esprit). J’en fus toute triste comme si j’avais perdu un être cher.

Le livre m’a donné des frissons tout au long et je n’arrêtais pas de trouver des similitudes entre Erich et mon mari, et entre moi et Jenny, et de penser à ce qui m’attendait dans ce cas. A la différence de Jenny, je n’étais pas mariée avant, et je n’avais pas d’enfants. Mais tout le reste concordait, la découverte d’un nouveau personnage qu’on a l’impression de ne jamais avoir connu précédemment, et le fait de se réveiller tous les matins avec le même sentiment de regret, la même crainte, la même certitude de m’être liée à un psychopathe. Et en faisant face à la réalité : il n’est pas pour moi, et il finira par me tuer moralement ou physiquement. Et finalement avec la certitude aussi que si je ne me suis pas littéralement enfuie (maintenant divorcée) je me serais retrouvée dans la même situation que Jenny : faire face à la folie d’un homme qui peut atteindre des degrés effrayants.

Bref, ce livre m’a beaucoup fait plaisir, et je l’ai terminé dans l’avion qui nous emmenait en Martinique, où nous avons passé 10 jours. (70% du temps de notre vie commune).

Je dois avouer le talent de Mary Higgins Clark qui encore une fois a excellé dans un domaine de la psychiatrie assez difficile à déceler, la paranoïa, les troubles obsessionnels compulsifs, la mythomanie…Tous des symptômes pouvant exister à l’intérieur d’une même personne sans que l’on s’en doute, à moins d’une étincelle … et tout refait surface. Je le sais parce que je l’ai vécu!!!

 

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Soldat

11 mars 2013

Quelque soit le camp pour lequel tu combats

C’est triste de mourir avant tes vingt ans

Arabe, Indien, Français ou Allemand

Ta mère, chez toi t’attend et son cœur bat

Il bat pour que, bientôt tu reviennes

Et la joie, le soleil, le rire avec toi à la maison

Les mères prient et se battent à l’unisson

Pour que la guerre s’arrête et la paix revienne

La paix ? Quelle paix après ces terribles combats,

Quand avec  ton frère, ton cousin, vous vous êtes entre-tués,

le descendant de tes ancêtres,  as-tu peut être, tué ?

Jamais ton corps, ton esprit ou ton âme ne seront en paix, ici bas.

Livris

9 mars 2013

Aujourd’hui j’ai découvert un bouquiniste à El Manar (quartier plus ou moins huppé de Tunis).

Je me suis remémorée mes années à Paris. Mes meilleures heures sont celles que j’ai passé à flâner chez un bouquiniste inconnu du 17 ème, après m’être échappée du boulot. Je sacrifiais le déjeuner pour sentir, toucher et surtout humer de vieux livres, m’imaginer qui a bien pu les posséder avant moi, espérer y trouver, des notes, un nom et même parfois une carte postale, qui me permettraient de créer une histoire dans ma tête.

Bref, chez le bouquiniste, j’ai fait un tour rapidement, car je n’avais pas beaucoup de temps, oui quand on est mère, on ne peut plus sauter de déjeuner 🙂

J’ai pris quelques livres pour mon aîné : mers et encyclopédie. Un livre pour mon dernier.

Et trois Stephen King pour moi : un classique que je n’ai jamais lu, Salem. Jessie que j’ai lu et adoré, et qui m’a même fait rater plusieurs stations de métro. Et un recueil de nouvelles : Tout est fatal. Il paraît qu’il y en a une qui parle d’une rencontre avec le diable. Je suis curieuse de voir ce que le maître propose. Il y a aussi 1408 qui a été adapté en film avec John Cusack (très effrayant). Et un tour sur le Bolid’ (Riding the bullet) adapté en film aussi, un film que j’ai beaucoup aimé et qui m’a fait réfléchir quant à l’angoisse que l’on peut sentir devant un écran de télé ou devant les feuilles d’un livre.

« L’horreur ce n’est pas quand on abuse des scènes gore et le sang à gogo, l’horreur c’est dans l’impression, l’attente et l’imagination. Pour cela exit tous les films style Saw et compagnie. Le maître c’est Stephen King. De ce fait un lapin peut être plus terrifiant que toutes les tronçonneuses du Texas. »

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Journée de la femme

8 mars 2013

Aujourd’hui c’est la journée internationale de la femme (parce que nous en avons une autre, nationale, le 13 Août).

Je voulais reposter ce portrait que j’ai fait à partir d’une photo de Michael Tomkinson, tirée d’un livre sur la Tunisie dont voici la couverture.

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La photo représente une femme du centre Tunisien (ça pourrait être Siliana, ou une autre région, l’auteur ne précise pas).

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La femme est toute souriante, toute simple, la joie de vivre sans artifices.

Quand j’ai posé les yeux sur cette photo, elle a touché mon coeur immédiatement.

J’en ai fait un portrait en pastel, sur papier velours. Mon premier pastel sur papier velours. Et toujours le meilleur parmi tous ceux que j’ai fait pas la suite. Il est aujourd’hui accroché dans le salon de ma mère.

Je n’ai pas cherché la ressemblance autant que j’ai cherché la simplicité. J’ai cherché à transmettre le bonheur de cette femme. d’ailleurs je l’ai intitulé « Happiness ».

Portrait au apstel sur velours d'une femme tunisienne.

Happiness

Je souhaite une bonne fête à toutes les femmes : les opprimées, les oubliées, les malmenées, les indépendantes, les femmes qui travaillent, les femmes au foyer, les mamans, les grands maman. Toutes sans exception. Et bonne fête également aux hommes qui les aiment, qui les engendrent, qui les épaulent, qu’elles soutiennent, qu’elles élèvent, à qui elles apprennent.

En attendant la Tunisie c’est ça!

5 mars 2013

Pour changer des billets noirs que je partage depuis quelque temps (ambiances politique et sécuritaire obligent), et pour changer les idées reçues peut être, voici quelques photos, prises par mes soins pour faire le tour de la Tunisie en 5 minutes. Du centre (ou presque) avec la ville de Zaghouan, au Sud avec les villages de Chebika et Tamerza, et puis on revient au Nord avec la ville de Bizerte).

Zaghouan, où ma soeur a la chance d’habiter. Un peu la Suisse de la Tunisie avec ses paysages verts et montagneux, sa neige en hiver, son calme.

 

 

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Dans la vieille ville de Zaghouan on trouve des vieilles maisons avec des moucharabieh, une fenêtre typique.

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Le détail d’une porte.

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Cap au Sud avec des photos de Chebika et Tamerza. Deux villages ensorcelants.

Palmeraie à Chebika.

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Vue sur le désert de Chebika.

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Une vue sur le village endormi, un village fantôme à quelques kilomètres de Tamerza.

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Détail du Village endormi.

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Une cascade à Tamerza.

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Un canyon à Tamerza.

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Cap au Nord avec la ville de Bizerte.

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Le port.

Port Bizerte

 

Et pour finir voici une photo que j’ai prise à Haouaria, un village que j’adore, dans lequel je passe mes vacances chaque été. Cette photo est ma star, elle est très appréciée sur Panoramio. Quant à Haouaria, je ferai un billet spécial, tellement j’aime cet endroit.

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Et si c’était vrai?

5 mars 2013

 

Regardez bien la date du dessin.  Une fois j’ai entendu quelqu’un dire « Petite je faisais des dessins qui se réalisaient plus tard », ça m’a donné à réfléchir.

Je ne me souviens pas trop ni pourquoi, ni dans quel état d’esprit j’étais pour faire ce dessin. Je sais seulement que je pensais « Et si c’était notre futur? ». « Et si dans l’avenir la Tunisie devenait comme ça? ».

Je ne l’espère pas du tout en tous cas.

 

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